Coup de théâtre ! Des députés de l’opposition ont saisi, lundi 1er juin, le Conseil constitutionnel d’une requête visant à faire annuler la décision du Bureau de l’Assemblée nationale du 24 mai 2026 portant réintégration de Ousmane Sonko en qualité de député. Ils dénoncent une violation flagrante de la Constitution.
Selon eux, le peuple sénégalais ainsi que l’opinion nationale et internationale qu’ils ont saisi la haute juridiction pour faire déclarer contraire à la Constitution cette décision.
« Seul le Conseil constitutionnel, juge de la validité du mandat parlementaire et régulateur des institutions, peut empêcher qu’un acte d’une telle gravité échappe à tout contrôle », indique un communiqué dont les signatures révèlent avoir été contraints de recourir à des sommations d’huissier pour obtenir les actes et documents nécessaires à leur recours, à savoir l’acte de réintégration de M. Sonko et le procès-verbal de la séance plénière du 26 mai 2026.
Saisis le 1er juin 2026 par Maître Abou Sall, huissier de justice, le secrétaire général et le premier vice-président de l’Assemblée nationale ont l’un comme l’autre refusé de délivrer ces pièces ».
« Ce refus de communiquer à des représentants de la Nation des documents par nature publics et par voie d’huissier constitue une entrave grave aux droits des députés et à la transparence démocratique. Nous appelons respectueusement le Conseil constitutionnel à assumer pleinement son rôle en mettant fin à ce qu’ils qualifient de forfaiture qui sape le fonctionnement régulier de l’institution parlementaire »,
« Nous réaffirmons notre détermination à défendre, par les seules voies légales et pacifiques, la Constitution et la démocratie sénégalaise. Aucune majorité, si large soit-elle, n’est au-dessus de la loi fondamentale de la République ».


