A propos de l’incident survenu à Koumpentoum : Oui, le Préfet a parfaitement raison

A propos de l’incident survenu à Koumpentoum : Oui, le Préfet a parfaitement raison

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 Contrairement aux fausses idées défendues en ce moment dans certains réseaux sociaux, au Sénégal, notamment lors des cérémonies publiques, la bienséance dépasse largement la simple norme sociale : elle devient une exigence institutionnelle, même si elle n’est pas toujours formulée comme une loi  portant ce nom.

1. Une obligation encadrée par les règles de protocole

Dans les cérémonies officielles (investitures, commémorations, remises de décorations, visites d’État…), la bienséance est intégrée dans ce qu’on appelle le protocole d’État.

Ce protocole impose :

le respect de la hiérarchie des autorités

les formes de politesse et d’adresse officielles

les codes vestimentaires adaptés

une attitude digne et mesurée

Ces règles sont appliquées sous l’autorité d’organes comme :

la Présidence de la République,

le ministère des Affaires étrangères (protocole diplomatique) ou dans les régions par les Gouverneurs ou Préfets.

 Ici, la bienséance devient une norme quasi obligatoire, car elle conditionne le bon déroulement et la crédibilité de l’État.

En l’espèce, à Koumpentoum, le Préfet qui était, de par ses fonctions, le représentant du Président de la République à la cérémonie, n’a fait qu’appliquer les règles qu’elle a apprises dans le cadre de sa formation à l’ENA.

2. Une dimension symbolique forte:

Dans ces contextes, la bienséance n’est pas seulement individuelle :

elle engage l’image de l’État du Sénégal.

Un manquement (tenue inappropriée, propos déplacés, gestes irrespectueux) peut être perçu comme :

une atteinte à l’institution,

un manque de respect envers la Nation ou ses symboles

voire un incident diplomatique si des invités étrangers sont présents

3. Sanctions possibles (directes ou indirectes)

Même si le terme “bienséance” n’est pas explicitement sanctionné, les écarts peuvent constituer : des

fautes disciplinaires (fonction publique), des

troubles à l’ordre public,des

atteintes à l’honneur ou à la fonction.

Dans le cas d’espèce, les deux députés fautifs devraient être sanctionnés par leur Institution, à savoir l’Assemblée Nationale.

Elimane Hamidine Sy 

Administrateur Civil Ppl Cl Exc e/r

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