La directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, est accusée de ne pas vouloir partager les informations recueillies sur les négociations sur l’Ukraine avec les alliés les plus proches de Washington. Une position qui avantage Moscou et risque de mettre à mal une institution historique du monde du renseignement : l’alliance des “Five Eyes”.
Washington a rapidement cherché à déminer ce terrain. “La coopération des États-Unis en matière de partage des renseignements avec nos alliés n’a jamais été aussi forte”, a réagi Olivia Coleman, porte-parole du département américain du Renseignement national, sans pour autant évoquer le cas spécifique des négociations avec la Russie et l’Ukraine.
CNBC a maintenu ses affirmations, précisant que la circulaire, dont le contenu a été confirmé à la chaîne par plusieurs officiels du renseignement national sous couvert d’anonymat, place tous les documents relatifs aux négociations sur la guerre en Ukraine sous le sceau du “Noforn”, c’est-à-dire “No foreign dissemination” (pas de circulation à l’étranger). “Cette classification s’applique aux informations que les États-Unis ne souhaitent pas voir quitter leur territoire”, résume Luca Trenta, spécialiste des questions de renseignement à l’université de Swansea, au Pays de Galles.
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