Au Népal, il n’aura fallu que six jours pour faire tomber le gouvernement et organiser une transition politique. Après deux jours de manifestations violentes portées par la jeunesse, durant lesquelles 51 personnes sont mortes, Sushila Karki, une nouvelle Première ministre a été désignée.
Elle n’est pas une politicienne de carrière, puisqu’elle vient du milieu judiciaire, elle était chef de la Cour suprême. Elle n’est pas non plus « vendue », au contraire, elle s’est forgé une réputation de combattante déterminée de la corruption comme juge. Cependant, au Népal, tout le monde n’a pas forcément une idée très précise de sa ligne politique, mais ça importe peu parce qu’il s’agit d’une dirigeante de transition qui devrait nommer un gouvernement technocratique.
Des élections en mars
Les discussions qui se sont terminées tard vendredi ont aussi décidé de nouvelles élections législatives en mars. Cette solution semble à la fois satisfaire la jeunesse qui voulait un renouvellement profond de la classe politique et le reste de la population qui voulait un peu d’ordre après la destruction de bâtiments comme le Parlement durant les manifestations. Le couvre-feu imposé par l’armée a donc été levé aujourd’hui en même temps que les incertitudes politiques et la vie reprend son cours dans les rues de Katmandou.
Avec RFI

