( 14 juin 1953 - 29 juin 2025 )
“Inna lillahi wa inna ilayhi radj’oun”
Avec le rappel à Dieu de notre cousine, madame NIANG née Ndeye Fatou TOUNKARA, notre grande famille s’appauvrait d’une icône, au même titre que l’UPS, précisément au MJUPS ( Mouvement des Jeunes de l’Union Progressiste Sénégalaise ), avec les Djibo KÀ, devenu Parti Socialiste oû elle fut une grande responsable, depuis les années 1970 et non moins membre du Comité central pendant longtemps. Mais elle a anticipé sa retraite politique, depuis quelques années.
Au demeurant, elle a été, plusieurs fois, championne du Sénégal d’ athlètisme ( lancer du poids et lancer du disque ), sous les couleurs de l’Association Sportive des Fonctionnaires ( ASFO ).
En outre, cette éminente professeure de lettres, a été, entre autres, Chargée de mission du Premier minstre Habib THIAM et adjointe au Maire de la ville de Dakar, sous le magistère du Maire Khalifa SALL, et j’en passe.
Son décès survenu dans la soirée du dimanche 29 juin 2025, a plongé tout un monde dans une consternation à nulle autre pareille.
Sa levée du corps, qui a eu liieu le lendemain lundi 30 juin 2025, à 16 h, à la grande mosquée de Hamo 6, suivie de son enterrement au cimetière de Yoff ont été d’intenses moments de sincère recueillement eu égard à la séparation d’une personne si chère, si adorable et si utile.
Cette grande dame nourrissait un amour profond pour toute sa famille au sens le plus large possible, pour toutes les générations, pour tous ceux qui l’ont côtoyée, bref pour l’humain.
Elle était incapable de triche et assénalt ses vérités en toutes circonstances, quel que soit l’événement et qui que puissent être les protagonistes.ou ses adversaires.
Son courage était connu de tous, à fortiori, au-delà de ses proches, de ceux qui l’ont pratiquée dans les méandres de la vie politique. Sûr que les jeunes générations politiques feminines gagneraient à visiter son parcours ô combien inspirant.
Pour ma part, elle fut une conseillère à qui je me confiais dans mes projets politiques les plus secrets comme ma future démission de mon parti, au moins, six mois auparavant.
Sa politesse était un truisme. Elle croyait au respect de la gérontocratie. Je la revois, saluant ses aînés dans la famille, exprimant tous ses égards par la traditionnelle génuflexion, en depit de son âge.
Elle avait l’art de chanter les louanges de ses frères, sœurs, cousins et cousines TOUNKARA aux premières salutations comme ne l’aurait pas pu faire le griot de naissance; tant sa générosité et son eloquence étaient, naturellement, visibles pour peu qu’on s’approchât d’elle.
Je me rappelle au bon souvenir que lors de la campagne électorale présidentielle de 1983, son temps d’antenne télévisé de trois minutes, dans une rare pertinence et une élogieuse locution, avait impressionné le candidat, Maitre Abdoulaye WADE, alors opposant, au point de dire qu’il serait ravi de la voir remplacer la responsable libérale Sophie Ndiaye CISSOKHO , à ses côtés.
Je retiendrais d’elle son désintéressement lorsqu’elle était éligible pour briguer un poste important, elle préférait faire parler sa grandeur, sa dignité, sa noblesse, contrairement à la parturition spontanée d’appétits voraces, propres aux politiciens prompts à Tout, en de pareilles circonstances, faisant confiance au Seigneur, Maitre de nos destins. ” luma nit gënë soxla la baayéé koko ” aimait elle répéter comme un refrain.
Je retiendrais d’elle, aussi, son trophée de championne du Sénégal reçu des mains du Président SENGHOR, puis, gracieusement, offert à ce dernier, sous les yeux de son papa, El Hadj Bocar Niane TOUNKARA, et du grand public.
J’avoue qu’à chaque fois que je voyais cette dame, ma fierté s’hypertrophiait, car, son propos juste, honnête, empreint d’amour familial était ragaillardissant.
Hélas, son retour à Dieu, si prématuré pour les nôtres, demeurera un vide immense dans ses familles biologique, politique et que sais-je ?
Mes condoléances à son époux El Hadj Amadou NIANG, à toute la famille, au Parti Socialiste et au Maire Khalifa SALL, dont l’étroitesse des liens, qui les unissait, est une lapalissade pour Tous. L’émouvant témoignage de ce dernier, au retour du cimetière, aura résumé Tout Ndeye Fatou.
Merci pour tout, chère Ndeye Fatou !
Que Dieu lui retribue la.plenitude de sa piété
Paradis Firdaws incha’Allah !
Allahoumma ighfirlaha warhamha
Son cousin Mame Abdoulaye TOUNKARA

