L’arrestation et le placement sous mandat de dépôt de présumés homosexuels pour « transmission volontaire du VIH SIDA » a remis à flot le débat sur le secret médical et la santé publique. Dans un texte que Jotalixibar.com a reçu copie, la coordinatrice de la coalition ”Ensemble pour Demain”, par ailleurs, député des 13 et 14es législatures, Adji Mergane Kanouté porte un plaidoyer en revenant notamment sur les deux angles de la gestion de la l’information confidentielle concernant les personnes vivant avec le Virus du Sida.
Voici l’intégralité du texte
La gestion de l’information confidentielle concernant les personnes vivant avec le Virus du Sida, peut être analysée sous deux angles. L’importance du secret médical est nécessaire pour préserver la famille, éviter la stigmatisation des parents et proches mais particulièrement les enfants, qui se retrouvent hués et marginalisés par leurs camarades, le séropositif se retrouve rejeté par ses proches.
La perte de son emploi, la stigmatisation sociale, la discrimination, la dépression qui rôde, la maladie mentale qui s’installe et la mort peut être vu comme le seul refuge.
Relativement à tous ces facteurs et conséquences, le secret médical est important.
L’autre aspect, c’est la non divulgation du statut de séropositivité, avec ses conséquences désastreuses notamment la prolifération du virus avec une croissance fulgurante. Cette situation expose inévitablement la société a un danger de santé publique.
Des innocents se retrouvent ainsi contaminés. Le séropositif malintentionné demeure un danger ambulant et expose dangereusement la communauté à la contamination du VIH.
Les acteurs notamment les porteurs du virus, ceux qui ont en charge l’enquête, le personnel de santé, les conjoints doivent être les principaux et seuls concernés et ensemble initier des mesures d’approche avec les « cas contacts » pour les inviter à un dépistage obligatoire et volontaire.
AMK
Députée de la 13eme et 14eme législature
UDS/A
Coalition Ensemble pour Demain

