Emploi au Sénégal : une baisse des effectifs salariés de 0,8% au quatrième trimestre 2024 (ANSD)

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e marché de l’emploi dans le secteur moderne hors Administration publique au Sénégal a connu des évolutions contrastées au quatrième trimestre 2024. Selon les dernières données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le nombre d’employés salariés a diminué de 0,8 % par rapport à la même période en 2023, passant de 339 009 à 336 378.

Cette baisse est principalement attribuée « à la réduction des effectifs dans les secteurs de l’industrie et des services. Dans l’industrie, la diminution des emplois est estimée à 0,1 %, notamment en raison d’un repli de 0,5 % dans les activités de fabrication. »Toutefois, « une hausse de 6,7 % est enregistrée dans le sous-secteur des activités extractives. Du côté des services, les effectifs ont reculé de 2 %, affectés par une baisse de 7,7 % dans les activités de soutien et de bureau, une chute de 7 % dans l’enseignement, un repli de 4,7 % dans l’immobilier et une contraction de 3,6 % dans les activités financières et d’assurance. »

Cependant, certains sous-secteurs ont connu une croissance des effectifs, notamment les activités spécialisées, scientifiques et techniques (+8,8 %), l’hébergement et la restauration (+7,6 %), l’information et la communication (+7 %), le transport et l’entreposage (+6 %), la santé humaine et l’action sociale (+4,3 %).

À en croire le document produit par l’ANSD, malgré la baisse du nombre d’employés, la masse salariale « a progressé de 4 % pour atteindre 400,3 milliards de FCFA, contre 385,1 milliards de FCFA un an plus tôt. »

Cette augmentation est portée par une hausse des rémunérations dans le commerce (+7 %), une progression dans la construction (+4,3 %), yne augmentation dans l’industrie (+4,7 %) et une amélioration dans les services (+2,6 %). Dans l’industrie, la hausse des salaires est principalement liée aux secteurs de la production d’eau et l’assainissement (+9,7 %), les activités de fabrication (+7,7 %), les activités extractives (+2 %). 
Dans les services, la progression des rémunérations est tirée par l’information et la communication (+11,3 %), le transport et l’entreposage (+11,1 %), l’hébergement et la restauration (+8,6 %), et es services de soutien et de bureau (+7,5 %).

La durée moyenne hebdomadaire de travail dans le secteur moderne hors administration publique a légèrement reculé de 0,1 %, passant de 41,3 à 41,2 heures. Cette baisse est surtout marquée dans les services (-0,7 %) et la construction (-0,7 %). En revanche, les heures travaillées ont légèrement augmenté de 0,8 % dans le commerce.

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