L’enseignant-chercheur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, Moussa Diaw, notant qu’a soutenu que le Président Bassirou Diomaye Faye cherche désormais clairement à s’émanciper de l’influence du PASTEF et de son leader Ousmane Sonko.
« L’érection d’un siège pour sa propre coalition prouve que le chef de l’État s’affranchit ainsi de l’hégémonie du Pastef et de son président », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par le journal Walfadjiri Quotidien.
Il précise que cette volonté de bâtir une alliance plus large illustre son ambition de « préparer, comme le font la plupart des dirigeants africains, un second mandat ».
«Ctte évolution révèle un écart abyssal entre le discours politique et la pratique, note-t-il, relevant que le Président structurant désormais son propre appareil politique avec le soutien actif de Aminata Touré, nommée superviseure générale de la coalition « Diomaye Président » en remplacement de Aïda Mbodji.
Cette stratégie marque une rupture progressive avec la gestion partagée du pouvoir initialement prévue.
De son côté, indique-t-il, Ousmane Sonko, le leader du PASTEF, travaille au renforcement de son parti en vue des prochaines élections locales.
« Le président du PASTEF a bien compris les enjeux et la stratégie pour se lancer dans la mobilisation et la densification de son parti », décortique Le Professeur Diaw, indiquant que malgré ces divergences de plus en plus visibles, une certaine retenue prévaut encore au sommet de l’État, « chacun mettant les formes pour ne pas déclencher une crise politique profonde et prématurée».
Pour le Pr Diaw, cette évolution révèle « un écart abyssal entre le discours politique et la pratique », le Président structurant désormais son propre appareil politique avec le soutien actif de Aminata Touré, nommée superviseure générale de la coalition « Diomaye Président » en remplacement de Aïda Mbodji
Ousmane Sonko, lui, travaille au renforcement du Pastef en vue des prochaines élections locales. « Le président du Pastef a bien compris les enjeux et la stratégie pour se lancer dans la mobilisation et la densification de son parti », analyse l’interlocuteur du quotidien d’information. Malgré ces divergences de plus en plus visibles, une certaine retenue prévaut encore au sommet de l’État : « chacun met les formes pour ne pas déclencher une crise politique profonde et prématurée. »

