La présidente de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a crié son ras-le-bol après l’envahissement de l’enceinte de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
« Ce qui se passe à l’UCAD est inadmissible ; des étudiants sont gravement blessés et sont dans actuellement dans une situation extrêmement difficile», a-t-elle crié.
« Tout à l’heure, je suis passée devant le campus universitaire et j’ai été frappée de voir qu’il y avait énormément de camions des forces de défense et de sécurité devant le centre des œuvres universitaires. Et je me posais la question question de savoir, c’est quoi ça ? Qu’est-ce qui peut justifier ? Je me suis dit à un moment que c’était pour dissuader les étudiants à sortir ou à faire de la casse.
Mais, quand j’ai vu dans les images ce qui s’est passé dans le campus, des étudiants qui sont tombés de très haut blessés, des chambres brûlées, j’ai dit que la situation est d’une gravité extrême », a-t-elle retracé.
Sur ces entrefaites, elle a lancé un appel au calme et le retrait des forces de défense et de sécurité du campus, demandant d’apaiser les tensions.
« Nous demandons aux forces de sécurité et de défense de libérer le campus universitaire », a-t-elle insisté.
Elle demande également des secours très rapides pour les cas de blessés. « Il faut qu’on vienne soutenir ces étudiants », a-t-elle déclaré, appelant à l’instauration d’un dialogue.

