Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a condamné, l’interpellation de de Maimouna Ndour Faye, directrice générale de 7TV, par des éléments de la Gendarmerie nationale.
Il a également fustigé l’incident survenu dans les locaux mêmes de la chaîne alors que la journaliste était en plein direct avec l’éditorialiste M. Madiambal Diagne.
Cette démarche est considéré par le CDEPS comme une ‘’violation manifeste’’ de la liberté de la presse et du droit du public à l’information.
‘’Cette intrusion musclée dans l’enceinte d’un média est une violation manifeste et inacceptable de la liberté de la presse’’, dénonce le CDEPS.
Pour Mamadou Ibra Kane et ses camarades, ce comportement est «une atteinte grave et inacceptable aux fondements de la démocratie ».
« Cette intrusion musclée dans l’enceinte d’un média est une violation manifeste et inacceptable de la liberté de la presse », a dénoncé le CDEPS.
En l’état actuel du droit sénégalais, le fait de donner la parole à une personne, quelle que soit sa situation juridique, n’a jamais constitué un délit, note le communiqué, précisant qu’aucune disposition légale ne justifie une telle entrave au travail journalistique.
Le CDEPS indique que cette opération, menée ‘’sans motif légal apparent’’, contrevient aux principes sacro-saints garantis par la Constitution sénégalaise, notamment les articles 8 et 10 qui protègent la liberté d’opinion, d’expression et la liberté de la presse.
Le CDEPS s’insurge contre la ‘’tentative continue de mettre sous l’éteignoir toute la presse privée’’, soutenant que ‘’le journalisme n’est pas un délit’’.
Le CDEPS appelle l’ensemble des ‘’citoyens, conscients du rôle vital de la liberté de la presse dans le fonctionnement démocratique, à faire barrage à ces manœuvres’’.
Selon la source, le CDEPS se réunira ‘’façon urgente’’ pour étudier les suites appropriées à donner à ces « atteintes inacceptables » à la liberté de la presse.

