Ancienne député lors de la 14e législature, Adji Mergane Kanouté suit de très près les évolutions au sein de l’institution parlementaire. Dans un entretien accordé au journal Vox populi, elle a jeté un regard averti pour faire des appréciations positives notamment sur la clôture de la session unique.
« Cette session a été marquée par des débats plus politiques, au sens de la gestion des intérêts des groupes. Ce qui peut se comprendre, l’Assemblée nationale étant le lieu par excellence du débat politique », a-t-elle déclaré.
Pour elle, « on ne peut pas nier la volonté du président de l’Assemblée nationale de moderniser l’institution parlementaire ».
« La réforme du règlement intérieur est une mesure progressiste en ce qu’elle renforce les pouvoirs de l’Assemblée nationale par exemple sur les moyens élargis des commissions d’enquête comme la convocation contraignante ou la possibilité de saisir directeur le procureur de la République en cas d’infraction », a soutenu Adji Mergane Kanouté.
« De même, il faut saluer la création du Comité permanent d’évaluation des politiques publiques qui consacre pleinement et effectivement le rôle du député », a-t-elle dit.
L’ancienne parlementaire parle en connaissance de cause après avoir fait deux mandats. « En tant qu’ancienne parlementaire, je ne peux que saluer cette volonté de l’Assemblée nationale de moderniser le fonctionnement, l’organisation et la gestion de l’institution », a relevé Mme Kanouté.
Toutefois, souligne-t-elle, « même si la démarche a été inclusive avec l’implication du groupe de l’opposition et des non-inscrits, il faut déplorer le fait de rendre facultative la présentation mensuelle du Premier ministre à l’Assemblée nationale ».

